A Rouen, les socialistes en mode « Go Anne « 

Désignée lors d’un congrès du parti socialiste, Anne Hidalgo peut compter sur l’engagement sans retenue des militants socialistes rouennais. De Valentin Rasse-Lambrecq, conseiller municipal et départemental à Caroline Dutartre, adjointe au Maire de Rouen en passant bien évidement par Nicolas Mayer Rossignol, Maire-Président de Rouen et sa métropole, l’équipe a affiché sa détermination pour porter au firmament de la grandeur politique la candidature d’ Anne Hidalgo ce dimanche 14 Novembre place St Marc à Rouen. C’est dans cette même ville que la candidate se déclara officiellement pour la course au poste de « président de la république » face à un public trié, avec minutie (Et vous pouvez compter sur le P.S rouennais pour que cela soit « aux petits oignons »)faut-il le rappeler ?

Créditée à 5% d’intention de vote dans les sondages, parfois moins, la carte « Hidalgo » ne convainc pas, pour l’instant. En politique, souvent, ce qui est une réalité un jour, ne l’est plus le lendemain. Qui aurait pu imaginer François Hollande Président en Novembre 2011 ? Malgré tout, personne ne voit un retournement de situation. Incapables de se rassembler autour d’une candidature unique, les partis qui se réclament de gauche (Pour certains, il faut encore le prouver) partiront sous leurs étendards respectifs.

Chacun son drapeau

Anne Hidalgo part avec son « we can » truffé de belles paroles et de phrases sans contenus idéologique du style  » l’important c’est d’exister ! « Vive la bienveillance »… »On ne lâche rien » (tien, ca me rappelle quelqu’un ),

Jadot, lui part avec son clan et ses sous-clans. Intronisé par un petit 51 % qui fera peut-être de lui l’un des pires candidats que les écologistes aient connu. Ce qui peut le sauver, c’est la place importante de l’environnement dans cette future campagne et l’absence d’un mouvement concurrent structuré.

Pierre Laurent part avec son étiquette et la conviction d’avoir raison plus que les autres,

Mélenchon, lui, ne sait plus vraiment s’il est à gauche ou à l’extrême gauche ou à la veille de se constituer un cinquième Nombril. On ne sait pas !

Alors effectivement, comment voulez-vous créer une candidature commune avec de tels ingrédients ? Et ça peut durer ! La gauche risque d’être orpheline d’un programme politique commun pendant, encore quelques décennies.

Ce qu’ils en pensent

Tout cela n’empêche pas les militants socialistes rouennais de s’engager dans la campagne. C’est le cas de Valentin Rasse-Lambrecq figure montante du Parti Socialiste rouennais. Imaginez donc, en à peine un an et demi, l’inconnu de 19h45 est devenu conseiller municipal délégué, conseiller départemental et patron du parti socialiste rouennais au prix de campagnes dynamiques et d’un engagement militant sans conteste payant. Il l’affirme « Cela coule de source de soutenir la candidature d ‘Anne Hidalgo. Et si tu veux en savoir plus sur ce qui me motive dans cette candidature, entre parenthèse je te rappelle qu’on se tutoie quand on prend des cafés ensemble » (ouah, comment il m’a mouché sur ce coup ;). « j ‘explique tout sur les réseaux sociaux. » J’ai cru entendre Didier Marie au même âge il y a 70…..30 ans ). Il n’a pas tort. Il faut savoir se faire respecter ! non mais ! Donc, si vous voulez savoir pourquoi « V.R.L » soutien Anne Hidalgo, allez sur les réseaux sociaux car je n’ai pas réussi à en savoir plus. Faut dire que je ne suis pas journaliste du Paris Normandie ou de Ouest-France. Ils auraient certainement reçu une autre réponse. Ajoutons que je ne suis même pas journaliste. Je suis rien ! Et à rien, on répond quoi ? Bah Rien ! Normal !

Du côté des militants communistes rouennais, j’étais face à une attitude et des réponses plus respectueuses envers mon standing « Nothing » ! Arthur est militant du Parti Communiste. Il m’explique pourquoi il n’y a pas de candidature commune. « Nous, nous posons les vrais sujets de société. Pierre Laurent met en avant, dans sa campagne les véritables préoccupations des français. Le pouvoir d’achat, l’emploi, la destruction du salariat et des postes de fonctionnaires, la précarité de la jeunesse qu’elle soit étudiante ou pas et tant de choses encore. Nous n’entendons pas ces sujets ailleurs à gauche « .

Anne Hidalgo le sait, et la gauche aussi : Toute cette partie de l’échiquier politique français est entré dans une sorte de trou noir dont il sera très difficile de sortir. Et quitte à rentrer dans un « No Man’s Land » national, préservons ce qu’on possède régionalement. Les adeptes rouennais du Grand Paris incluant Rouen savent où il faut s’engager pour gagner encore plus d’influence et la mansuétude Parisienne…..

Frédéric Quillet

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *