26 septembre 2022

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Edito juin , Rouen : Désappointement city !

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Nous approchons du premier tour des législatives. Rouen vit une campagne la plus inintéressante qu’elle puisse avoir connu. L’indifférence des citoyens fait craindre à une abstention importante. Mais rassurez-vous, le monde de la politique adore l’abstention ! Il s’en défend, mais la réalité est plus perverse que cela. En fait, l’abstention est devenue un élément structurant de cette laborieuse cinquième république qui a parfois pour représentants politiques plus des porte-drapeaux de logos de partis moribonds plutôt que de véritables défenseurs d’idéaux. C’est le cas à Rouen. Du coup, on assiste à une campagne d’influence et de pouvoir dont l’issue pourrait bouleverser l’équilibre de l’actuelle majorité municipale….ou pas ! C’est dans le Paris-Normandie du jour que l’on découvre un article survolant à « plume feutrée » l’actuel contexte sulfureux de cette majorité politique qui administre la ville. « la guerre froide ».

C’est dans le Paris-Normandie du jour que l’on découvre un article survolant à « plume feutrée » l’actuel contexte sulfureux de cette majorité politique qui administre la ville. « la guerre froide » .

Maidekoionparle ?

Nicolas Mayer-Rossignol, Maire-Président de Rouen et de sa métropole et ses amis ont lancé les hostilités contre la volonté nationale du parti socialiste soumis officiellement à la NUPES de Jean-Luc Mélenchon. le P. S local présente des candidats sur les circonscriptions rouennaises 1 et 3. Le quotidien évoque rapidement, mais le fait quand même ( rendons hommage à ce courage médiatique) le climat délétère qui sévit dans cette campagne électorale entre le candidat NUPES, Mr Da Silva et la désormais dissidente Mme de Cintré. Ce n’est pas la première fois que la gauche part en ordre dispersé dans une élection à Rouen. Malgré tout la situation actuelle est en tout points exceptionnelle et pourrait avoir des conséquences.

D’abord au PS 76

C’est toute une fédération qui s’implique dans une dissidence assumée. Face au ralliement officiel de leur parti, mr Rouly (grand timonier du P.S 76) et ses amis sont partis en dissidence. Sur l’ensemble du département de la Seine Maritime, nous avons 9 dissidents qui tentent leurs chances.  » La fédération du P.S 76 se croit encore invincible et dominatrice. Or ce n’est pas le cas » , explique un ancien membre du parti socialiste démissionnaire et dégouté, dit-il par le fonctionnement interne du mouvement. Il ajoute  » Ce parti est juste bon a dresser des profils de candidatures-clones ou encore appartenant au sérail du cercle le plus rapproché de Nicolas Rouly ». Voilà un ancien socialiste qui a la dent dure.  » Je suis toujours socialiste, ce sont eux qui ne le sont plus » s’empresse – t-il d’ajouter. La question est désormais de savoir comment réagira le premier secrétaire du Parti Socialiste, Mr Faure ?

Et ailleurs, ca se passe comment ?

La situation des autres partis de gauche de Rouen n’est guère plus généreuse. En effet, que cela soit chez les écologistes, les communistes ou les insoumis, ce sont les cadres de ces mouvements qui se dressent à nouveau sur des candidatures. La classe politique de la ville peine à se renouveler et cela se ressent dans l’opinion publique. Ces anciens mouvements satellites du P.S se sont éloignés de la locomotive de la gauche des dernières décennies en emportant dans leurs besaces, les pratiques insidieuses et repoussantes comme celle de présenter à 80 % les mêmes à chaque élection ! La politique, c’est certain, en crève de ce fonctionnement !

La majorité municipale rouennaise menacée ?

Quid de l’après législatives du côté des élus de la gauche plurielle ? Voilà 3 ans que Nicolas Mayer Rossignol gouverne Rouen avec une majorité  » grand écart » . La grande réussite de l’actuel maire est d’avoir réussi à rassembler Nicolas Zuilli, homme du centre-droit et opposé au mariage pour tous, à des gens comme Jean-Michel Bérégovoy ou encore Laura Slimani, deux moteurs de cette gauche qui revendique des valeurs opposées. La grande réussite de N.M.R aura été aussi de convaincre ses électeurs que le patron de la librairie l’armitière, Matthieu DE MONTCHALIN était de gauche ( MDR). La récente altercation entre les amis de Mr Bérégovoy et sa « seigneurie livresque » lors d’un conseil municipal au sujet des conditions de grève du personnel municipal a laissé chez beaucoup d’élus (es) de gauche un sentiment de douche froide qui n’en restera pas là.

Une tension après les élections ?

Comment va se dérouler l’après élection législative à Rouen ? La coalition actuelle va-t-elle tenir ? Nul le sait. Ce qui est vrai, c’est la tension palpable entre certains membre et pas des moindres ! Une tension plus que visible sur les différents marchés de la ville. Nicolas Mayer Rossignol laissera t-il pourrir la situation ? Laura Slimani et ses amis écologistes enchaineront ils des coups politique pour créer un réel rapport de force au sein de cette majorité jusqu’à défier l’actuel Maire-Président ?

Certes, oui, l’après élection risque d’être plus  » dynamique » et intéressante que l’actuelle campagne qui s’achève dans un ennui total ! Cependant, sera-ce pour le bien de la population ? On peut en douter !

Frédéric Quillet

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