Exit les Sandrine, Valérie ou encore Frédéric, place aux Tankred, Lana, Leïla, Tom, Arthur….. 29 ans après la première édition, le festival « Les Pluriels » sonne à nouveau la charge culturelle. L’édition 2026 a pour thématique le capharnaüm. Mélange des genres artistiques, musicaux et des genres tout court.
Tout cela plongé dans une sorte d’imbroglio déterocterre qui donne à cette édition un caractère agrutilant et synaptique. On a envie de dévorer le programme tellement il est alléchant ! Tout est fait pour nous attirer telles des mouches tapageuses sentant à 500 mètres la bonne odeur de l’art à portée de pied !
Du 19 au 21 Mars !
Ce sont les dates officielles des » pluriels « . Malgré tout, on apprend lors de la conférence de presse qui s’est déroulée au sein du local associatif des tatas frippées mercredi 4 mars , qu’il y avait et qu’il y a des dates de programmées en amont du festival. Ainsi depuis le premier Mars et jusqu’au 12, se déroule le « warm up » . Je préfère ne pas en dire plus sur le fonctionnement car je n’ai pas tout compris. Surement une question de génération car avec leur stickers et autre breloques commerciales qui accompagnent le festival, il y a un conflit de génération que je n’ ai pas envie d’évoquer mais j’y reviendrai dans un autre article plus critique sur le sujet. Où alors, c’est pour nous faire rentrer d’avantage dans le capharnaüm !!
Comme je le signalais à quelques membres du staff, je ne vais pas rentrer dans la critique négative. Ça ne sert strictement à rien et si c’est pour dégommer un projet, autant ne rien écrire. En effet, il faut avant tout saluer la détermination de ce groupe de 20 étudiants inscrits dans un cursus universitaire de médiation culturelle, de porter cette vingt-neuvième édition. Et ce n’est pas rien que de monter un festival !
Nous sommes dans une époque où tout est scruté, codifié et légiféré ! Vous savez, cette période sociétale de notre ère où démocratie autoritaire et démocratie ont exactement la même définition. Et lorsque vous mettez en place un festival comme les Pluriels, il faut être sacrément organisé. C’est exactement le cas de ce groupe d’étudiants qui ont pensé à tout ! De la sécurité aux assurances en passant par les demandes de financement et la gestion du relationnel, il a fallu également trouver le financement.
C’est un projet qui rentre totalement dans le cursus de leur Licence médiation culturelle. Un tel projet amène de l’expérience et il est clair que le monde de la culture, en se professionnalisant de la sorte, permet d’accoucher de belles réalisations. Restons attentifs tout de même à ce que ce professionnalisme ne gâche pas l’authenticité et surtout le côté « naturel et spontané des choses ». C’est un revers de médaille que l’on a pu percevoir à la conférence de presse où on a plus assisté à un bilan de préparation (très intéressant au demeurant) qu’à une présentation de programme. Dommage !
L’essentiel est que l’équipe reste dynamique et motivée. C’est ce que l’on ressent quand on discute en solo avec les acteurs. La présentation d’un évènement reste un savoir-faire que l’on acquiert avec l’expérience. Et vu le programme proposé, il est clair que l’équipe présente gagnera en efficacité.
Il reste à suivre le déroulé de ce festival. Vous pouvez y aller les yeux fermés car le programme vaudra votre déplacement. Déplacement et participation active ! Vous serez également partie prenante de certaines prestations dans ce festival qui se veut ouvert à l’ensemble des quidams qui pourront s’exprimer et faire valoir leur talent à certains évènements.
À vous de jouer, lectrices et lecteurs et autres spécimens ! Plongez donc dans ce capharnaüm et applaudissez sans relâche les organisateurs qui se sont donnés à « fond la caisse » pour proposer de beaux instants festifs.
A oui j’ oubliais : Le programme ! ici vous avez tout….. Faites donc votre carry ( comme on le dit sur l’île de la réunion) dans ce capharnaüm
Frédéric Quillet
