Testament

Testament

Grain de misère, train de poussière, mine aigue de clairière

Silence des arbres laconiques muselant le terroir des icones

Qui assiège la forteresse du temps ? Qui sent l’aune du bois rutilant ?

Souvenir d’un passé qui revient à la mémoire déportée

Bref instant timide raisonné et asismique nourrissant l’orphelin

Sous une minerve désuet le cou tient le coup malgré l’arpente dédaigneuse

C’est tout juste si l’homme hautain prend l’habit barbare au nom de la race

Décor accablé de barbelés où l’Homme assassine l’Homme ecce homo

On rigole de rondelle en rondelle à coup de pains moisis et de sévices jouissif

Apeurance de ciboire éternel et d’iliaques déformés cris douleurs cris et verges frappées

Là où les femmes s’épuisent dans leur chair encéphale

Là où les enfants disparaissent dans les couloirs des maisons des bourreaux

Après cela, c’est l’histoire qui prend le relais, la mémoire le plus jamais cela

L’homme y installe même un terme de terreur  » crime contre l’humanité »

Qui donne les contours de sa définition ? Le vainqueur ? L’Homme de pouvoir ?

Laisser des peuples dans la morts et la faim ne l’est pas tête dans le sable !

Emission, démission, excrétion, mortelle randonnée !

Qui décide du destin d’un enfant ? Lui fils de notaire, lui fils de prolétaire

Et lui, fils de rien, ou lui, fils de déporté ou lui, fils de lumière ?

Catalogage, étiquetage, ombrale et algorithmes, panurge intensif !

Nul n’est sensé ignorer le mal

FQ-23

Absurde dada++ Frédéric Quillet