
Le temps s’égare
Déverser le sang de l’impur au nom du missel
Effacer les traces de l’inconstante croyance de Torquemada
Graine de sentences, roi de nuisances, errance du juif atterré
On oublie vite, on oublie vite , on pardonne vite,
Oxyde de sel et gouvernants de terreur, les thoriques sévissent
Sur l’orient, au fond de l’occident et on en fait un orgasme sémantique
Une fierté indicible prônant la lignée et l’histoire des Européens
Comment peut-on être fier de ces origines ?
Tumultes canoniques qui réintègrent l’intégrisme dans le conclave
Les vérités des leçons données par la pureté religieuse
Celle qui crache sur la diversité pourtant divine et voulue par l’unique
Les origines de cette croyance décimée prenant un jour le pouvoir dans une Rome émiettée
Perdu quelque part dans les méandres de la vengeance au nom du cavalier celtique
L’étendard du silence sonne le glas du multiculturalisme
Revanche, revanche ! Ils n’ont que cela à la bouche … Tous……
Prenant en otage le croyant authentique qui se mute dans l’agueusie
Au final le plus fort fait parler la poudre de la croix, du croissant et de l’étoile
Imaginez un monde sans religion d’état. Un monde sans épée de Damoclès
Imaginez aussi un monde respectueux des différences
Et dans ce train utopique, j’ai pris place. Et tant pis si l’on me moque
Et dans cette univers multiculturel, je me faufile tel l’onagre des bals séditieux
Je leur offre volontiers l’huile de l’alliance nouvelle, l’onction du mélange
A l’heure de l’inversion, des valeurs humaines volant en éclat pour un nuage sombré
Où est la voie de l’insolente sagesse crainte par les dominants ?
Entre celui qui reste et celui qui part, je serai celui qui songe à une autre destinée
Celui qui croit encore à la fleur humaine, à son mitogène. Tout est partage
Battre ce cancer de l’humanité qui se dirige vers la destruction
Nous pouvons gagner, nous devons gagner…….Nous gagnerons
Frédéric Quillet


