Surréaliste

J’étais en blouse blanche, fiancée au temps

Le jeu fouillait sa robe expressive sur le grill

Haute forme de domination incongrue antique

Pour je ne sais quelle raison, mon esprit décampait

L’œil roux, le teint-bourrique, j’affalais le divan

Il fallait comprendre l’inertie des tubes capillaires

Pour enchaîner les options animalières rutilantes

On exhumait l’épitaphe de l’épiderme essoufflé

Ombre portée sur la démocratie dévisagée par Jupiter

Mais quel dieu pourrait d’immiscer sur cet océan d’équité

Quel monarque, fut-ce-t-il dénudé pourrait étouffer un pays ?

Peut-être un blanc-bec qui ne connaît de la vie que son profit

Frénésie de gilets jaunes-sang expédiés dans la nasse

Bouillie de grenades et vipères enrubannées de sarcasmes

Tout n’est qu’une question de troubles sismiques et poreux

Aucun sage ne pourrait abanir un tel monarque à flèches-ball

Retourner dans l’inconscience, sombrer dans l’infortune

Ne plus souscrire à l’illusion de cette démocratie

Voilà désormais la quête de cet albatros du centaure

Un daim de fortune parcourt la forêt de l’oubli

Je le suis

Frédéric Quillet

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