30 novembre 2022

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Notre système de protection en danger

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C’est après la seconde guerre mondiale ( Oct.1945 ) dans un pays en ruine à reconstruire que la sécurité sociale pour tous commence à voir le jour. L’idée de protéger les gens des accidents de vie liés à une maladie ou un accident du travail, prend son chemin. De Gaulle et son gouvernement encore coloré de rouge-vif communiste (qui se souvient d’Ambroise Croisat-ministre du travail ? A-t-il une rue ? une avenue ? Une place qui lui sont dédiés ? ) décident de créer une protection sociale basée sur une cotisation prélevée sur les salaires, ce qui s’opposait au prélèvement à l’impôt ( autre système usité à l’époque).

75 ans après la création de la sécu pour tous, ce sont les soi-disant héritiers du Gaullisme qui sont les premiers à la remettre en cause. Les républicains sont en tête de gondole pour dénoncer les abus, les fraudes, la générosité des français vis à vis des « tire-au-flanc ». Ils ont depuis des décennies, ouvert la brèche dans laquelle s’engouffre désormais les technocrates de tout bord qui ont, faut-il encore le dire, pris le pouvoir en France en se déguisant en responsables politiques. Tous ces gens n’ont qu’un objectif : réduire les déficits (peu importe s’il sont fictifs ou réels) et surtout de créer des lois qui porteront le sceau de leur patrimoine. Ils ont , donc, créé un formatage de la pensée qui consiste à dire que :

  • La dette publique, ce n’est pas bien. Pire, c’est un crime de lèse-majesté
  • C’est le produit de travail qui doit financer la protection sociale. Tu ne travailles pas, tu auras le stricte minimum  » féniasse ! »
  • Il faut baisser les cotisations patronales. Nos électeurs paient de trop

Depuis 2010 l’accélération de cette pensée dominante trouve l’oreille attentive des technocrates-politiques qui s’organisent désormais à vouloir tout contrôler. Le règne des Hauts-Fonctionnaires est à présent une réalité.

Quelle conséquence pour la protection sociale ?

Bien évidemment, et vous vous en doutez, pour qu’un règne perdure, il faut l’alimenter en carburant. Dans ce contexte, on ignore le concept de la sobriété énergétique. D’abord, il faut créer le cadre de la contestation. c’est en 2018 que les macronistes ont eu la grande idée ( pas étonnante venant de régulateur de fonds et incompétents en matière de gestion humaine) : Additionner les transferts en espèces avec les transferts en nature pour en conclure à la plus grande fake-news officielle, soit:  » 33 % du P.IB sont des dépenses sociales » Rien de tel pour diviser les français sur une question pourtant humaniste qui est celle de la sécurité sociale pour tous !

Notons un élément essentiel: Les transferts sociaux en espèce ne correspondent pas à un prélèvement sur la richesse nationale (PIB), les transferts en nature oui. Additionner ces deux élément pourtant antinomiques pour créer un faux résultat prouve à quel point, dans certains cercles, que tout est propices à la manipulation pour justifier une politique visant officiellement le bien général alors qu’en fait, on avantage son électorat au nom de la démocratie. La sécurité sociale a bon dos. La détruire est un but politique pour beaucoup de technocratiques plus soucieux de la bonne tenue de leurs lignes budgétaires que du bien être des français.

Alors quel est donc l’avenir que nous voulons : Dédier une plus grande part du revenu sur des mécanismes marchands au lieu de créer des prélèvements obligatoires ainsi que des transferts sociaux ?

Vous imaginez donc le dilemme ! Pour un technocrate qui ne connait rien à la réalité de la vie quotidienne des ménages français parmi lesquels nous connaissons 10 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté officiel, c’est du pain bénit pour contrôler les masses : Il suffit de faire peur et de distribuer des chèques tant que le diktat de l’émotion l’emportera sur la raison. Et pour entretenir le diktat de l’émotion, soutenons les chaines d’info, la TNT et les émissions de télé réalité. créons cet univers de l’émotion, nouvelle religion de ces fossoyeurs de la santé publique.

Et ?

Alors, on va où? Quelle société voulons- nous ? Allons-nous demander au gueux de se conformer à un modèle anglo-saxon dont on connaît l’issue désastreuse en matière de protection sociale ou allons-nous, un jour comprendre que notre système de protection sociale est une richesse inaliénable ?

F.Q

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